mercredi 27 mars 2013

Vers Kings Canyon


De Alice Springs à Kings Canyons, 444 km de désert. Une station d'essence à mi-chemin et rien d'autre à part les mouches. Je roule à 100 kph en admirant le paysage.
Un voilier d'une trentaine de beaux gros oiseaux blanc et rouges fait des maneuvres acrobatiques en formation serrée sur ma gauche. Les volatiles semblent suivre le char. Tout à coup, le peloton traverse la route comme un seul homme et je leur rentre dedans. Tud, tud, tud, tud... Pendant une seconde je ne vois plus rien. Des plumes et des corps d'oiseaux partout devant moi. J'en ramasse deux ou trois dans le pare brise et un dans la calandre. Un coup d'oeil dans le rétroviseur, il y en a trois sur la chaussée. Ceux du pare brise sont chanceux, probablement l'angle aigu de la vitre a réduit de beaucoup l'impact. Celui de la calandre a été moins chanceux.
 Le temps d'arrêter et de sortir, il n'en reste plus qu'un mais il ne bouge plus. C'est un galah membre de la famille des cockatoo.
C'est pas la première fois que ces cervelles d'oiseaux me font le coup. Quand nous avons quitté Coober Pedy, la même chose s'est produite. J'ai vu venir et j'ai ralenti quand ils ont décidé de traverser. Cette fois ci, c'est raté. C'est une bande de 'trompe la mort' comme les écureuils du Lac Blanc qui attendent que le véhicule passe pour traverser.
Une cinquantaine de kilomètres plus loin, une paire de kangourous boit dans une flaque d'eau sur le bord de la route. Je freine, ils détalent. C'est passé proche.
Encore une cinquantaine de km plus loin un énoooorme lézard se chauffe la tronche sur l'accotement. J'ai fait une recherche, je crois que c'est un Varanus giganteus, en anglais Perentie. Il fait au moins trois pieds. Je demande à Danielle de sortir et de se placer à côté pour mieux évaluer la dimension du reptile. Elle remonte sa fenêtre et barre sa porte.
Il y a de la vie dans le 'Red Center'.

Le volatile kaput
Les kangourous
Le lézard


2 commentaires:

  1. Danielle,
    Je constate que ton safari se poursuit en Australie...tu vois toutes sortes de bêtes différentes de celles de l'Afrique.
    Je suis contente de vous retrouver, le blog était inaccessible depuis 2 jours.
    Vous êtes mon nouveau téléroman, lâchez nous pas. DA

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  2. Votre Varanus giganteus, qui évolue dans les zones arides et survit lui dans la fournaise du désert.

    Il est au sommet de la chaîne alimentaire et ne craint aucun prédateur. Même pas le mulga ou le serpent brun, qui font partie des serpents les plus dangereux au monde.

    Imagine toi mon amie DS, tu as très bien fait de barrer la porte. J’en aurais fait tout autant. Haaa……. LOL
    MM

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