dimanche 31 mars 2013

Les Olgas


Aussi appelés Kata Tjuta, qui signifie 'Beaucoup de Têtes', le site est composé de 36 dômes de grès. C'est à 45 km de Uluru dans le parc national. Je n'ai pas pu ramasser beaucoup d'information sur le site. Les abos considèrent que tout ce qui a un rapport avec ce site est secret.

Trois des domes

Je trouve que ça ressemble à un vaisseau spaciale (j'ai beaucoup d'imagination :).

vendredi 29 mars 2013

Uluru

Uluru, difficile à décrire. Selon le guide, c'est le plus gros caillou du monde. Les recherches les plus récentes avancent la théorie que la partie visible serait comme la partie émergée d'un iceberg. Le plus gros de sa masse serait sous terre. Autre phénomène géologique inhabituel, la stratification normalement horizontale de toutes les structures rocheuses du coin est verticale pour cette montagne. Une autre théorie avancée pour expliquer ce phénomène serait que cet immense caillou aurait roulé sur lui-même il y a quelques centaines de millions d'années à cause de forces titanesques sous-terraines.

Toute une mythologie aborigène complexe est reliée à cette montagne.
Avant la création, (on peut probablement faire un parallele avec notre Big Bang) c'est le 'Dreamtime', il n'y a rien.
Puis il y a le 'Creation Time', le temps de la création, Tjukurpa en langue Anangu.
Au tout début les ancêtres des Anangu, les Mala arrivent à Uluru venant du nord. Pendant des milliers d'années ils s'installent dans la région et vont affronter ennemis et créatures mythiques. Le résultat de ces évènements sont inscrits dans la pierre d'Uluru.

Ces marques bizarres dans la roche seraient la conséquence de la mort (tué par les Mala) d'un méchant lézard. Les Mala mettent le feu sous la créature qui veut les piéger et les tuer.  Le lézard en feu déboule la montagne en laissant des lambeaux de sa peau sur le flanc de la butte. Il en laisse tellement que lorsqu'il arrive en bas il est devenu tout petit et il se transforme en petite roche.



Kulpi Nyiinkaku, la caverne des enseignements. C'est dans cette caverne que les jeunes Anangu, les Nyiinka (bush boys), apprennent des anciens comment devenir un Wati (un homme), et survivre dans le désert. Ils apprennent comment pister et tuer Kuka (les animaux).


Kulpi Waticu, la caverne des hommes. C'est dans cette caverne que les hommes Mala font leurs cérémonies secrètes.
Les Mala venant du nord découvrent cette caverne à la base de Uluru et trouvent que c'est un bon endroit pour faire une cérémonie secrète, Inma. Les  Wintalka qui ne leur aiment pas la tronche conjurent un démon appelé Kurpany qui change de forme continuellement et qui les poursuit en en tue quelques uns. Ceux qui meurent se transforment en pierres. On peut voir ces pierres dans la caverne. Moi j'ai rien vu mais c'est pas important.


La caverne des femmes, Kulpi Minymaku. Elles font la bouffe dans cette caverne et elles l'ont cochonnée, le plafond est noirci et le plancher est plein d'écailles de pinottes.

La caverne des vieux, Tjilpi Pampa Kulpi. Leur job, aux vieux, c'est de surveiller les femmes pour pas qu'elles viennent bousiller les cérémonies secrètes des hommes. Elles ont pas le droit de participer. Moi je pense que les hommes buvaient de la bière et jouaient aux cartes toute la nuit et voulaient pas se faire pogner.

On dirait un crane.


Jetsetz


Je fais la gaffe de vérifier mon courriel le premier soir que nous sommes à Uluru. J'aurais du m'abstenir. J'ai une alerte avec le message qui suit :

URGENT!!! Please CONTACT US ASAP regarding your Virgin Australia flight!!! 2FMHNY.

Serge,
I am not succeeding in reaching you.  I was informed by Virgin Australia that you may have duplicate bookings but one without ticket numbers. Please email me or call me as soon as possible as I'm concerned about your confirmed flights to Cairns the 30th of March.
Contact me asap.
Jetsetz Help Desk.

Voici la réponse que je lui ai envoyée :

Jetsetz Help Desk
I have been in Australia for 3 weeks now. Communications in the desert are not to good.
I don't understand what the problem is with Jetsetz. You cancelled all my bookings and told me to book directly somewhere else. I therefore had nothing to do with your company any more. I booked a new flight from Ayers Rock to Cairns with Virgin through another company but at a different date, the 29th instead of the 30th.
I called Virgin after reading your email and they refused to tell me if I was double booked. They told me only you (Jetsetz) can correct the problem if there is one.
Now tell me, is there really a problem?
I will call Jetsetz tomorrow at 06:00 am local time which will be 01:00 pm for you. Also you should give me a direct phone number to you if it is an emergency so I don't have to suffer through your general message and the waiting line.


Voici toute l'histoire.

Une semaine avant mon départ pour l'Australie, je réserve les billets d'avion pour le voyage de Uluru à Cairns. Le plan est de remettre le char le 30 mars à l'aéroport de Uluru et de sauter sur un avion pour Cairns pour une semaine de plongée.
Ma première tentative de réserver des billets ne fonctionne pas. 24 heures après avoir réservé les deux billets, je reçois un courriel de la compagnie (Jetsetz) qui m'a vendu les billets qui me dit que les réservations sont annulées. C'est la première fois que je vois ça. Pour pas me faire enculer, je les appelle. Le Help Desk de Jetsetz me confirme que le transporteur, Virgin Australia a refusé les réservations. Donc le paiement que j'ai fait est annulé aussi? Il semble que c'est le cas. On me suggère d'essayer de réserver ailleurs, ils ont des problèmes avec Virgin. D'accord.
La même journée un peu plus tard, je décide de faire un changement de plan. Pour éviter la fin de semaine de pâques, nous allons partir une journée plus vite. Donc je  réserve de nouveaux billets par Cheapoair.com pour le 29 mars avec le même transporteur, Virgin. Ça passe comme dans du beurre.
Ça fait maintenant trois semaines que nous sommes en Australie et tout-à-coup Jetsetz me courre après. Il y a un 'problème'  quelque part. J'ai réussi à communiquer avec une personne hier matin par téléphone. Le téléphone gobait les pièces de 2 dollars plus vite que je pouvais les sortir de ma poche. Une conversation de 10 minutes m'a coûté 21$ en pièces. La personne a essayé de me passer les billets que j'avais réservé pour le 30 mars. J'ai refusé, mon hôtel  à Cairns étant déjà réservé pour le 29.
Je suis maintenant assis à l'aéroport de Uluru en attente que le comptoir de Virgin ouvre. J'espère que les billets d'avion dans ma poche que j'ai acheté de Cheapoair ne sont pas du papier à toilette et j'espère que la réservation du 30 et bel et bien cancellée....

Vers Uluru


Voyage de Kings Canyon à Uluru sans évènement marquant. C'est une 'ride' de 360 kilomètres. Il y a un raccourci par une route secondaire non pavée que nous pourrions prendre. Le raccourci nous fait sauver 160 km. Je me suis renseigné avant de partir et on me déconseille fortement de prendre cette 'unsealed road'  avec le véhicule que nous avons. Le type derrière le comptoir me dit que la route est potable pour le premier 10 kilomètres, après les cratères commencent. Nous suivons le conseil.
Le désert défile sous nos yeux encore plus désertique qu'à l'accoutumée. Le ciel est couvert et le thermomètre  du char indique 36 degrés C. Le ciel est nuageux. Si le soleil se pointe, ça va monter dans les 40 degrés et +.
Après 5 heures de route nous arrivons au Ayers Rock Resort, notre destination. Après l'enregistrement, nous faisons une escale à la piscine, histoire de se refroidir les méninges. Il commence à pleuvoir en fin de journée. Il va pleuvoir toute la nuit. Le lendemain il pleut encore. Du jamais vu pour la saison. Au programme, visite de la montagne sacrée des aborigènes, Uluru. Plus tard dans la journée, visite d'une autre montagne sacrée, les Olgas aussi appelé 'The Heads'.

Le désert
Uluru



mercredi 27 mars 2013

Kings Canyon, part two


Dans le coin la chose à ne pas manquer c'est le Kings Canyon.
Le lendemain nous nous levons à la barre du jour. Le canyon est à une dizaine de kilomètres d'où nous sommes. Il faut se rendre aux barrières avant que le soleil se lève et entamer l'ascension le plus rapidement possible pour éviter la fournaise du midi. Passé 09:00h, on ne peu plus pénétrer sur le site, les barrières sont fermées. J'imagine que les responsables du parc se sont tannés de faire évacuer des touristes en détresse par hélicoptère.
Il y a trois circuits possibles. Le premier dure une heure, deux kilomètres et ne monte pas en haut de la faille. Le second dure quatre heures, six kilomètres et fait le tour du canyon. Le troisième dure deux jours. La plupart des visiteurs sont là pour le circuit no. 2.
500 marches fabriquées de pierres inégales cimentées ensembles sont le premier obstacle à vaincre. Nous avons juste le temps de nous rendre au sommet lorsque le soleil perce la ligne d'horizon. Après cela c'est une marche de six kilomètres à monter, descendre des escarpement et des formations rocheuses spectaculaires. Nous avons complété le circuit à 10:25h en sueur et fatigués. Je ne peux pas imaginer faire cela en plein soleil du midi.

Le Kings Canyon
Les 500 marches
Spectaculaire
Soucoupe volante vieille de quelques centaines de millions d'années
Les fourmis humaines

10:25h = L'étampe de mon sac a dos


Kings Canyon

Watarraka Park, nada. Kings Canyon, nada. YHA, nada. Backpackers Hotel, nada. Depuis que nous avons tourné à la dernière intersection, le GPS n'arrête pas de nous dire de rebrousser chemin. Sur l'écran, la route sur laquelle nous roulons n'apparaît pas. Nous avons 160 km à faire sur ce tronçon pour atteindre notre destination, l'hôtel des Backpackers, qui ne semble pas exister non plus. Bon, on va voir.
Deux heures plus tard nous croisons l'affiche 'King Canyon Resort' et continuons de rouler. Cinq minutes plus loin nous revenons sur nos pas pour aller demander des infos du genre 'where the fuck are we?' Finalement, nous sommes à la bonne place.
Étant donné l'extrême isolement de la place, tout les services ont été concentrés dans un seul endroit. L'hôtel cinq étoiles, le Backpakers hotel, tout le monde dans le même coin. Ils ont eu un énorme 'bush fire' la semaine passée. Tout est calciné autour du complexe. C'est brulé jusqu'aux portes des conaps. Ça sent encore le charbon de bois partout. C'est surprenant qu'ils n'y aient pas passé.

L'hotel dans le bush
Le bush cramé
Le prix du gaz dans le bush


Vers Kings Canyon


De Alice Springs à Kings Canyons, 444 km de désert. Une station d'essence à mi-chemin et rien d'autre à part les mouches. Je roule à 100 kph en admirant le paysage.
Un voilier d'une trentaine de beaux gros oiseaux blanc et rouges fait des maneuvres acrobatiques en formation serrée sur ma gauche. Les volatiles semblent suivre le char. Tout à coup, le peloton traverse la route comme un seul homme et je leur rentre dedans. Tud, tud, tud, tud... Pendant une seconde je ne vois plus rien. Des plumes et des corps d'oiseaux partout devant moi. J'en ramasse deux ou trois dans le pare brise et un dans la calandre. Un coup d'oeil dans le rétroviseur, il y en a trois sur la chaussée. Ceux du pare brise sont chanceux, probablement l'angle aigu de la vitre a réduit de beaucoup l'impact. Celui de la calandre a été moins chanceux.
 Le temps d'arrêter et de sortir, il n'en reste plus qu'un mais il ne bouge plus. C'est un galah membre de la famille des cockatoo.
C'est pas la première fois que ces cervelles d'oiseaux me font le coup. Quand nous avons quitté Coober Pedy, la même chose s'est produite. J'ai vu venir et j'ai ralenti quand ils ont décidé de traverser. Cette fois ci, c'est raté. C'est une bande de 'trompe la mort' comme les écureuils du Lac Blanc qui attendent que le véhicule passe pour traverser.
Une cinquantaine de kilomètres plus loin, une paire de kangourous boit dans une flaque d'eau sur le bord de la route. Je freine, ils détalent. C'est passé proche.
Encore une cinquantaine de km plus loin un énoooorme lézard se chauffe la tronche sur l'accotement. J'ai fait une recherche, je crois que c'est un Varanus giganteus, en anglais Perentie. Il fait au moins trois pieds. Je demande à Danielle de sortir et de se placer à côté pour mieux évaluer la dimension du reptile. Elle remonte sa fenêtre et barre sa porte.
Il y a de la vie dans le 'Red Center'.

Le volatile kaput
Les kangourous
Le lézard


Simpson's Gap


Aujourd'hui au programme, une marche dans le désert pour voir une formation géologique inhabituelle, le Simpson's Gap.
Une craque entre deux montagnes comme la craque d'une paire de fesses avec une flaque entre les deux fesses qui nous empêche de passer de l'autre côté. 45 minutes, c'est trop court alors nous décidons d'explorer un peu plus en profondeur et nous prenons une 'trail', la Cassia Hill.
Comme des crétins nous arrivons dans ce coin de désert vers 10:30h pour se taper deux heures de marche dans un enfer à 38 degrés C.
à la pire heure de la journée. J'ai de la difficulté à croire que les abos (aborigènes) pouvaient survivre dans un tel environnement.
Le soleil plombe et la chaleur est difficile à imaginer. Comme dans un fourneau je dirais. Mais le paysage valait le déplacement.
Et non, on n'a pas rencontré Homer, Marge ou Bart.
La flaque entre les 2 fesses
Vue du 'Gap' de Cassia Hill
Une aborigene

Alice Springs


Il y a de drôles de poteaux sur l'accotement de la route aux abords de la ville. Ils sont gradués en dixièmes mètres jusqu'à deux mètres. Ça m'a pris un certain temps à comprendre à quoi ils servent. L'Australie a son lot de calamités. Quand elle ne brule pas, elle se retrouve sous l'eau.
Nous sommes arrivés en Australie le 9 mars à Sydney et nous avons quitté la ville en auto le 11 mars. Le 13 mars, juste après notre passage, des inondations ont complètement paralysé la banlieue sud de la ville.
Les fameux poteaux en question, ce sont des indicateurs du niveau de l'eau. Donc je suis en plein milieu du désert, c'est plat comme une planche à repasser et ces poteaux indiquent que ce désert peut se transformer en lac immense de deux mètres de profondeur. C'est très difficile à imaginer. Ça explique aussi pourquoi on voit tant de 4x4 équipés d'un snorkel.
Les inondations ont déjà été tellement sévères que la ville de Alice Springs est devenue une île pendant une brève période.
Donc, arrivés en ville c'est la routine habituelle. Les formalités terminées, nous partons explorer. Un kilomètre plus loin un établissement dispensant des breuvages attire notre attention. Le Bojangles, un guesthouse puis une buvette dont les origines remontent au début du 20e siècle est remarquable pour son décor totalement inspiré. Sur la terrasse dans la cour arrière, les fauteuils fixés en cercle autour d'une table dont le centre est un crachoir, sont des sièges de vieux tracteurs en métal attachée à une lame de suspension. À l'intérieur, une partie des sièges autour du bar sont des selles de chevaux. Dans un coin un vieux Harley avec un squelette assis dessus. Des bottes de cowboy collées à l'envers au plafond. Des sabres, épées, mousquets, arquebuses partout sur les murs. Les tables donnent l'impression d'avoir été faites avec des vieux bouts de quai et les bancs sont recouverts de peau de vache encore avec le poil. Du jamais vu.
Nous finissons par camper là pour le reste de la journée.

Niveau de l'eau sur les routes
Snorkel
L'Australie qui brule

dimanche 24 mars 2013

Vers Alice Springs


4,036 km au compteur de l'odomètre. J'ai remis l'instrument à zéro à l'aéroport de Sydney. Le voyage de Coober Pedy à Alice Springs a été le plus difficile de tous nos déplacements. 700 km non-stop d'une route hypnotisante. À part quelques arrêts pipi et un arrêt pour bouffer (dans le char à cause des mouches) les sandwich que nous avions préparé la veille à C. P. nous avons roulé toute la journée. Ha oui, j'oubliais, nous avons aussi fait un arrêt obligatoire pour 'topper' le réservoir d'essence à chacune des trois stations d'essence (une au 200 km approximativement) que nos avons rencontré sur le trajet. Neuf heures de route. Départ à 06:30h du mat à la grosse noirceur, nous avons roulé prudemment durant une bonne heure avant que le jour se lève. Les locaux déconseillent de rouler à la noirceur. C'est à ce moment que les bestioles sortent du bush pour se chauffer sur l'asphalte. À 09:00 la chaleur est déjà écrasante. Un vrai paysage de western, il ne manque que les cowboys et les indiens. Nous sommes finalement arrivés à destination à 15:00h.
Il y a définitivement de la vie dans ce désert mais elle ne se montre pas durant le jour. Les seules créatures que nous avons rencontrés sont un Kangourou, un vrai celui-là, pas un Wallaby, un aigle et une bande d'oiseaux qui font penser à des perroquets. L'aigle cherchant probablement a manger les perroquets.

Le désert a perte de vue.
Le kangourou
L'aigle?
Les perroquets?


L'hotel


Nous arrivons à notre hôtel vers 17:00h. Un tour des lieux s'impose. Vu de l'extérieur, c'est une autre butte de pierres et de sable comme les autres autour de Coober Pedy. Le 'lobby' de l'hôtel est le point le plus haut du 'Dugout'. Dehors le thermomètre indique 32 degré C.  Clés en mains, nous commençons à descendre. Pas de clim dans les sous-terrains. C'est tout simplement frais. Percés dans la roche du plafond à des intervalles réguliers, des trous de 10 pouces qui remontent jusqu'à la surface. Quand on regarde dans le trou on voit les pales d'un ventilateur qui tournent à l'autre bout du tunnel.
Ça descend, ça descend. Au niveau le plus bas ce sont les dortoirs. C'est complètement surréaliste. Dans des anciennes excroissances du tunnel principal, des lits superposés un peu partout. J'entends des ronflements sortir de ces trous noirs. Il y a des galeries secondaires, des escaliers qui montent et qui descendent. Le plancher est en sable.
Tout le sous-sol de la région est en 'sandstone'. C'est comme du sable hyper compressé mais plus friable que de la roche. Toute la surface des tunnels est colorée blanc et rose. C'est la couleur naturelle du 'sandstone. Pas de trucage. Assez joli.
Pour ma part, je trouve ça un peu oppressant. Je sais que c'est entre mes deux oreilles mais je préfère être un peu plus près de la surface.
Le conap que nous avons loué est au niveau du lobby mais plus profondément enfoncé dans la butte. Ça fait moins de pression dans les oreilles :)
L'hotel

On descend
On descend encore
On continu a descendre
Les dortoirs
Le dortoir no. 3
Notre conap


Internet


À Coober Pedy, l'Internet est merdique.
J'achète une heure d'Internet pour six dollars australiens et ça débarque cinq minutes après que je suis branché. Le fournisseur du service (une obscure compagnie, sans no. de téléphone, sans adresse de courriel et sans site web ou je pourrais cracher le venin) ne reconnais plus mon login et le compteur de minutes indique zéro. Je pète ma coche (intérieurement). C'est le barbu du lobby qui va écoper. Je me lève et me dirige vers le lobby. Pas de bol, c'est fermé. Ils font du huit à huit et il est passé 09:00 pm.
Le lendemain matin je vais chialer. C'est toujours mieux d'attendre le lendemain pour chialer, on est beaucoup plus poli. Le barbu centenaire a été remplacé par une jeune fille d'une amabilité désarmante. J'explique mon cas et elle me répond le classique 'no worries' australien, elle va régler tout ça. Ça s'est réglé à 04:00 pm. J'ai pu me rebrancher sur cet Internet bancal à vitesse d'escargot et mettre partiellement à jour le blog à travers la demi-douzaine de coupures de service qu'il y a eu dans l'heure.
Nous prenons trop facilement pour acquis certaines choses. Le web en est une. J'ai travaillé comme technicien de production sur un voilier qui a navigué de Fort Lauderdale, Floride à Savana, Georgie l'année passée. Tous les soirs nous devions nous arrêter dans une marina pour accéder à l'Internet pour télécharger les résultats du travail de la journée. Un vrai cauchemar. Qui aurait dit que le service serait aussi pourrit dans un endroit ou sont stationnés des yatchs de plus d'un million de dollars.

jeudi 21 mars 2013

Coober Pedy



Ville de 2500 habitants dont 400 sont aborigènes, C.B. est la ville du bout du monde. Venant du sud, en entrant dans la ville, la première chose que l'on remarque ce sont les monticules de pierre et de sable partout autour de nous. Le paysage ressemble à la surface de la lune. Des cratères et des buttes coniques dans toutes les directions. Il est dangereux de s'y promener sans un guide. Les puits de forage ne sont jamais comblés et il est fortement recommandé de ne jamais marcher à reculons, même pour prendre une photo. À chaque année un touriste se tue en tombant dans un puits. L'année passée c'est une journaliste française qui a fait la grande culbute. Il y a quatre ans, les autorités ont recensé le nombre de puits creusés dans le sol de C.P. Il y en avait plus de 2.5 millions.
Pourquoi y en a t'il autant? Il y a deux méthodes de chercher un filon d'opales. Par en dessous ou par au dessus. Si c'est un nouveau 'Claim', on commence à la surface. Les mineurs utilisent la même technique qu'un sourcier lorsqu'il cherche de l'eau. La seule différence est qu'au lieu d'utiliser des branches de coudrier, on utilise de tiges de brass. J'ai vu une démonstration dans les galeries d'une mine et c'était très convainquant.
À l'endroit ou l'on pense qu'il y a un filon, on perce un trou de 10 pouces de diamètre sur 85 pieds de profondeur et on aspire tous les débris avec un 'Blower'. Si on trouve de l'opale dans les débris, on perce un autre trou à côté cette fois ci de 3 pieds de diamètre pour qu'un homme puisse y descendre et prélever des échantillons. Si cela semble toujours prometteur, alors on perce encore un autre trou, celui-ci de 6 pieds de diamètre pour pouvoir descendre une excavatrice. Et si ça ne donne rien, on recommence ailleurs.

Ça fait beaucoup de trous multiplié par 2000 mineurs propriétaires, alors voilà pourquoi le sous-sol de C.P. ressemble à un gruyère.
L'Australie produit 95% des opales du monde. 85% de cette production vient de C.P. Les principaux acheteurs d'opales sont les chinois qui les transforment en bijoux pour les revendre et les Russes qui les utilisent pour blanchir de l'argent. Vous ne le savez peut-être pas mais l'opale de première qualité vaut plus que le diamant à 30,000 dollars l'once troy.
Les opales viennent de la silice tout comme le diamant vient du carbone. Les deux ont été exposés à des forces de compression titanesques pendant des millions d'années.  Les gisements d'opales de l'Australie auraient été formés il y a plus de 125 millions d'années.
Si les nodules de silice qui composent une opale sont parfaitement alignés dans les trois dimensions ce sont des opales de première qualité. Leur capacité à réfracter la lumière est la meilleure et elles décomposent le spectre lumineux dans toutes ses couleurs.
Si les nodules dans la pierre sont désordonnés, leur capacité de réfraction est faible ainsi que leur valeur sur le marché, à peine 100 dollars l'once troy.

Bienvenue a Coober Pedy
La fourmiliere de Coober Pedy
Danielle qui a trouvé un gisement
Un 'Blower', c'est comme un gigantesque aspirateur.
L'autre bout du 'Blower'
Une excavatrice, 'custom made' pour chaque mineur
Ils ne font plus de tunnels ronds, trop dur sur le dos