dimanche 7 avril 2013

Vancouver


Je suis assis à l'aéroport de Vancouver. Le trip en Australie tire à sa fin. Dans quelques heures nous serons de retour à Montréal et après ce sera le lac Blanc.
Je me demande s'il y a encore de la neige?


Le M.V. Taka


Voici quelques images du bateau de plongée. 
Le Taka a une autonomie de un mois et demi. Passé ce délais il doit rentrer  a Cairns pour s'approvisionner en carburant. Pour la bouffe, son autonomie ne dépasse pas les 5 jours avec un équipage de 8 personnes et 30 plongeurs. Il s'y consomme 7000 litres d'eau douce par jour. Le bateau est équipé d'une machine qui peut faire de l'eau douce avec de l'eau de mer. Ils ont un compresseur a membrane qui peut remplir les cylindres avec du Nitrox si requis. 

Le M.V. Taka

Le premier pont avec les équipements de plongée

Le carré

Notre cabine

Le troisieme pont du Taka

Bats


Dans le centre de Cairns, il y a trois arbres géants, du genre de ceux dont les racines poussent à l'extérieur de la terre, un peu comme ceux que l'on retrouve dans les mangroves. Lorsqu'on approche de ces arbres, une cacophonie de cris qui ne ressemblent pas vraiment à des cris d'oiseaux devient de plus en plus perceptible. Le son est tellement fort qu'on ne peux pas passer sous un de ces arbres sans regarder vers le ciel pour essayer de voir quel genre d'animal peut faire un tel vacarne. Les auteurs sont dissimulés dans le feuillage des  branches les plus hautes. Ce sont des chauves-souris. Elles sont nombreuses. Chaque arbre doit en abriter plusieurs centaines. Au total elles sont peut-être un millier. Je ne sais pas de quelle espèce il s'agit mais elles sont très grosses et ont des têtes de renard. De toute évidence, elles cohabitent bien avec l'homme, nous sommes dans le centre de la ville. Elles doivent avoir un effet bénéfique puisque personne ne les chasse. Une belle histoire de symbiose.
La maison des bestioles

Un tapon des bestioles

Des tronches de renard

En voici un qui n'aurait pas du stationner son automobile sous ces arbres

samedi 6 avril 2013

La plongée de nuit


Tout le monde est là à regarder la scène, la bouche grande ouverte et les yeux écarquillés.

Quarante minutes plus tôt.
Ça buche dans la porte, c'est l'heure du breefing, je commence à être habitué. Ça cogne pas, ça buche. Ça buche pour les repas, ça buche pour les breefings, ça buche, ça buche. Ils ne veulent pas repasser deux fois alors ils s'assurent que le message est bien compris.  Comme le 'crew' passe à la bouffe seulement après que tous les clients se sont servis, faut pas que ça traîne. Quand c'est au tour de l'équipage, la belle présentation est complètement détruite et en général il n'y a plus rien dans les plateaux.

Tous les plongeurs sont dans le carré pour le breefing, j'ai encore un moment d'hésitation. Je trouve qu'il n'y a rien d'autre à faire que de broyer du noir dans les plongées de nuit. Le type debout au crachoir fait la revue de la signalisation que nous devons utiliser pour une plongée de nuit. C'est très différent des communications utilisées lors d'une plongée de jour. Faut bien, il fait très très noir. Puis il se met à parler de la faune et des rencontres que nous allons faire en dessous. À l'écouter, c'est 'spécial'. Après un moment, j'ai l'impression qu'il se fout de notre gueule. Le jour, ce que l'on voit ce sont les gentils poissons. La nuit, ce sont les méchants prédateurs qui sortent et les gentils se cachent. Il faut surveiller et faire attention aux requins 'Grey Reef' et 'White tip', aux 'Giant Queensland Groupers' et à une autre bonne demi-douzaine d'espèces exotiques et agressives. Il nous dit que lorsque le faisceau de la lampe sous-marine va éclairer des petits poissons, des 'Giant Travally' vont surgir de nulle part et foncer dans le tas. Faut faire gaffe de pas être 'dans le tas'.

Nulle part, ça veut dire venant du haut, du bas, d'entre les plongeurs et même d'entre les jambes des plongeurs. Les Travally  ressemblent à de gros thons argentés mais avec la face aplatie. Ils se déplacent très vite.
Bon, j'y vais, j'y vais pas, j'y vais pas, j'y vais? Finalement je décide d'y aller.
Le topo terminé, tout le monde sort dehors. Il y a un tapon de non plongeurs agglutinés à l'arrière du bateau. Je sais pas ce qui se passe. Je vais voir. Ils ont allumé deux gros spots qui éclairent la plateforme de plongée. La scène est incroyable. Peut-être une centaine de poissons nagent tout près de la surface dans les faisceaux des lumières. Ils s'entrecroisent, s'entrechoquent. Il y a une bonne demi-douzaine de requins. Chaque fois qu'un poisson saute hors de l'eau, les requins se précipitent dans un bouillon d'écume qui cache ce qui se passe et lorsque la mousse se dissipe, la danse recommence. Red Bass, Groupers, Travally, requins, ils sont tous là. Les plongeurs se lancent des regards obliques. Pour pas avoir l'air d'une couille molle, on va finir par tous y aller. Avant de sauter, le contrôleur me passe une lampe de poche au bras droit et je lui dit que si je me fait bouffer, je vais revenir pour le puncher.
La plateforme à l'arrière du navire n'est jamais utilisée pour la mise à l'eau. Nous sautons toujours par une porte sur le côté tribord à partir du deuxième pont située à une trentaine de pieds de l'arrière. C'est aussi bien comme ça, j'aurais pas aimé entrer à l'eau par l'arrière. Le plus loin possile de la plateforme me semble préférable. C'est un classique saut d'arrêt d'une hauteur d'approximativement six pieds. Une paire de plongeuses casse la glace et j'emboîte le pas avec mon partenaire.


Et bien, ce fut une expérience mémorable. Tout ce que j'avais pris pour de la bullshit pendant le breefing du divemaster c'est avéré être vrai. Je ne me suis pas fait bouffer et moi, quelques requins et autres prédateurs avons eu l'occasion de nous évaluer mutuellement de très près. J'ai aussi senti plusieurs fois quelque chose me frôler sans pouvoir identifier de quoi il s'agissait. Définitivement une expérience mémorable.
J'y suis même retourné le lendemain.

La plateforme de plongée

La plateforme durant le jour

Cette photo ne rend pas justice à la scène d'une centaine de poissons autour de la plateforme, mais on devine...

Un plongeur qui saute du 2e pont sur tribord

On s'équipe pour la prochaine plongée

En plongée


Le Sea Quest


Je n'ai jamais vu un pareil capharnaüm sur un bateau de plongée.
Ce matin, en attendant le bus qui devait nous amener à la navette maritime je n'avais pas anticipé que nous nous retrouverions dans un tel bordel. Le Sea Quest est un catamaran moderne qui peut accueillir une trentaine de plongeurs confortablement. De plus comme il s'agit d'une navette rapide, c'est ce bateau qui transporte les plongeurs qui ont pris un séjour prolongé en mer sur le M.V. Taka. Il faut une heure et demi à cette navette qui file à un bon trente noeuds pour se rendre au 'Outer Barrier Reef'.
Ce que nous ne savions pas c'est que ce bateau avait à son bord une centaine de plongeurs et snorkleurs qui partaient pour une excursion d'un jour sur le récif. Le chaos total. Nous sommes embarqués sur ce bateau avec nos grosses valises qui ont été empilées dans un coin avec une montage de sac-à-dos.
Notre forfait inclus onze plongées. Surprise, une des plongées de la journée doit être faite sur ce bateau. Les costumes de bain sont enterrés dans les valises sous la montagne de sac-à-dos. Les reste des passagers sont déjà en costume de bain. De toute évidence ils ont eu un meilleur 'briefing' que nous.
Je passe au travers du briefing pour la plongée, de la composition des équipes, de trouver le 'divemaster' pour notre groupe, d'essayer le matériel de plongée et finalement je suis à l'eau. Plongée sans rien de bien impressionnant. Visibilité de 25 à 30 pieds, palmes trop grandes que je risque de perdre à tout moment, compensateur qui se gonfle tout seul. Je suis pas impressionné du tout.
Retour à bord. C'est l'heure du lunch qui est inclus. File indienne de un kilomètre de long pour se rendre à la bouffe. La bouffe est OK.

Vers 13:00h un gros bateau apparaît à l'horizon, c'est le M.V. Taka. Il s'approche lentement du Sea Quest et  s'accroche à un mooring près du récif. Notre catamaran lève l'ancre et vient se mettre à l'épaule du Taka. Transbordement d'une partie de sa cargaison humaine terminé, il se décroche et disparaît avec nous à bord. On nous assigne des cabines. À peine le temps de dézipper le sac à dos que ça buche dans la porte de la cabine. Briefing de plongée dans cinq minutes dans le carré.
Vlan, vlan et vlan, trois plongées en une demi journée dont une de nuit, celle là spectaculaire.


Le Sea Quest

Le Sea Quest a l'abordage du M.V. Kata

Le transfert des passagers sur le Taka

SpiderSerge dans son habit anti-méduses

lundi 1 avril 2013

La forêt pluviale de Daintree


Le cadran sonne à 0600h dans le conap, il fait encore nuit dehors. La douche, le ti-dèj puis nous allons attendre notre transport dehors.
Le véhicule spécialement modifié pour le genre de piste que nous allons faire prend la direction nord. Arrivé à la rivière Daintree nous changeons  le 4x4 pour un bateau à fond plat qui nous promène sur la rivière pendant une heure, histoire d'admirer quelques crocodiles d'eau douce, les mangroves qui les abritent et autres curiosités du coin. Le trip terminé nous retrouvons le 4x4 qui est venu nous attendre au point de rencontre désigné. Le véhicule fait l'ascension du 'Alexandra Range' pour finalement pénétrer dans la forêt tropicale.
Entretemps, nous avons droit à un discours du guide sur tout ce qui peut tuer un touriste en Australie. Ça dure un bon vingt minutes pour se terminer par quelques statistiques dont voici la plus importante selon lui, seulement 8 touristes meurent en moyenne par année en Australie depuis 1979. En prenant connaissance de ce chiffre il nous dit qu'il a été très surpris, il s'attendait à un chiffre comme 150 et 200. Et toujours selon le guide, cela est du uniquement parce qu'ils ont fait quelque chose de stupide comme essayer de nourrir un requin tigre ou encore essayer d'attraper un serpent 'Copper Head', espèce dont il n'existe aucun anti-venim.
Nous sommes arrivés, tout le monde débarque et c'est parti pour une promenade en forêt pluviale. La 'canopy' est tellement épaisse qu'on ne vois presque pas le ciel. Lorsque le pays a été investi par les nouveaux arrivants, nombreux sont ceux qui se sont perdus dans ces forêts parce qu'il était presque impossible de s'orienter sans voir le ciel.
Araignées grosse comme la main, lianes qui s'accrochent après la peau et la déchire si vous persistez à vouloir continuer à avancer, feuilles coupantes comme des lames de rasoir, tics rouges géants et j'en passe. Promenade des plus intéressante s'il en est une et ne soyez pas inquiet, personne n'est mort.
De retour au véhicule, c'est direction BBQ. Il faut savoir qu'en Australie, le BBQ est une véritable institution. Il n'y a pas un seul parc dans le pays qui n'est pas équipé de ces BBQ électriques. Et attention, c'est gratos. Il suffit d'appuyer sur un gros bouton rouge et ça démarre, le tout aux frais de l'État. Pour le lunch, tout le monde a droit à un bon gros steak australien d'un pouce d'épaisseur. Tant pis pour les végétariens.
De retour au véhicule nous roulons un autre 14 km passé Cap Tribulation sur la piste Bloomfield. C'est une piste pour 4x4. Si vous continuez avec votre auto, vos assurances ne vous couvrent plus. L'objectif est Emmagen Creek. Au milieu de la forêt une petite rivière avec des cuvettes assez profondes pour pouvoir se baigner. Qu'est ce qui arrive, on se baiiiiigne!
Enfin, quelques braves seulement parce qu'il y a une affiche qui dit que vos assurances ne vous couvrent pas si vous êtes attaqué par un crocodile. C'est pas tout, si vous vous faite mordre et que vous vous défendez et blessez l'animal, c'est une amande de 26,000$. C'est une espece protégée, tiens le toi pour dit.
 Ça se termine par une dégustation de fruits tropicaux dont je ne pourrais même pas donner le nom.
Une belle journée.

Un croco d'eau douce sur la Daintree

Un bout de la Daintree

Bébé croco

La 'canopy'

Elle est grosse comme ma main, dans la bécosse des gars

Achtung crocodiles

Achtung méduses


Cairns

Bon, les billets d'avion étaient bon. On peut toujours se fier à Cheapoair.com.
Le voyage a été long, Uluru à Sydney, Sydney à Brisbane et Brisbane à Cairns. Arrivé à l'aéroport de Cairns à 22:00h, nous débarquons sur la piste et c'est le classique coup de point au corps en passant de l'avion climatisé à la chaleur et l'humidité d'un climat tropical. Nous nous sommes déplacés vers le nord est et nous nous trouvons maintenant tout près de l'équateur toujours dans l'hémisphère sud sur le bord du Pacifique.
On sèche pendant une heure à attendre la navette qui doit nous amener au YHA. L'aéroport est vide. Elle se pointe finalement. Le chauffeur charge les valises dans la remorque fermée que l'autobus traîne et part... les portes de la remorque ouvertes. Tout le monde dans l'autobus se regarde mais personne ne dit rien. Je gueule. Il arrête et va fermer les portes. Finalement il nous débarque à 23:45h à la porte du Cairns Central YHA. C'est barré, nous savions qu'ils mettent la clé dans la porte à 22:00h.  Sonne, sonne, sonne et finalement le gérant de nuit (nous sommes chanceux, il y a un gérant de nuit dans celle çi) vient débarrer. Tout est fermé autour. C'est vendredi de Pâques et les bars sont fermés toute la journée. J'aurais bien pris une petite bière mais ça ne va ouvrir qu'à minuit. On va se coucher.
Le lendemain on part explorer la ville. Je suis impressionné par cette ville. Ce n'est pas une grosse ville mais l'effort qui a été fait pour la rendre plaisante est impressionnant. Directement sur le bord de la mer, le 'boardwalk' fait dans les trois kilomètres. Il est construit tout en teck, en stainless et en béton. Au début du siècle, ils ont détruit leur belle plage en draguant un chenal pour faire entrer les gros navires dans leur petit port. Ils ont dragué pendant 23 ans et la conséquence est que leur plage de sable s'est transformée en plage de bouette. Qu'à cela ne tienne, pour compenser la perte de la plage, il ont construit une piscine géante directement sur le bord de la mer avec des cabines pour se changer et tout le tralala. Tout le centre de la ville est truffé d'hôtels, de bars, de restaurants et de commerces de toute sortes. Il y a une terrasse à tous les trente pieds, des Backpackers Hostels partout, des agences qui vendent des expéditions sur la Grande Barrière de Corail et en forêt pluviale, un Yatch Club d'environs 200 places, une centaine moorings occupés et j'en passe. Une vraie belle petite ville.
Demain nous partons en expédition en forêt pluviale dans un véhicule 4x4.

Le 'boardwalk'

La piscine

Un boardwalk interminable

Un coin de la marina

Une partie des moorings

Un bout de la rue Sheilds

Le marché couvert Rusty's






dimanche 31 mars 2013

Les Olgas


Aussi appelés Kata Tjuta, qui signifie 'Beaucoup de Têtes', le site est composé de 36 dômes de grès. C'est à 45 km de Uluru dans le parc national. Je n'ai pas pu ramasser beaucoup d'information sur le site. Les abos considèrent que tout ce qui a un rapport avec ce site est secret.

Trois des domes

Je trouve que ça ressemble à un vaisseau spaciale (j'ai beaucoup d'imagination :).

vendredi 29 mars 2013

Uluru

Uluru, difficile à décrire. Selon le guide, c'est le plus gros caillou du monde. Les recherches les plus récentes avancent la théorie que la partie visible serait comme la partie émergée d'un iceberg. Le plus gros de sa masse serait sous terre. Autre phénomène géologique inhabituel, la stratification normalement horizontale de toutes les structures rocheuses du coin est verticale pour cette montagne. Une autre théorie avancée pour expliquer ce phénomène serait que cet immense caillou aurait roulé sur lui-même il y a quelques centaines de millions d'années à cause de forces titanesques sous-terraines.

Toute une mythologie aborigène complexe est reliée à cette montagne.
Avant la création, (on peut probablement faire un parallele avec notre Big Bang) c'est le 'Dreamtime', il n'y a rien.
Puis il y a le 'Creation Time', le temps de la création, Tjukurpa en langue Anangu.
Au tout début les ancêtres des Anangu, les Mala arrivent à Uluru venant du nord. Pendant des milliers d'années ils s'installent dans la région et vont affronter ennemis et créatures mythiques. Le résultat de ces évènements sont inscrits dans la pierre d'Uluru.

Ces marques bizarres dans la roche seraient la conséquence de la mort (tué par les Mala) d'un méchant lézard. Les Mala mettent le feu sous la créature qui veut les piéger et les tuer.  Le lézard en feu déboule la montagne en laissant des lambeaux de sa peau sur le flanc de la butte. Il en laisse tellement que lorsqu'il arrive en bas il est devenu tout petit et il se transforme en petite roche.



Kulpi Nyiinkaku, la caverne des enseignements. C'est dans cette caverne que les jeunes Anangu, les Nyiinka (bush boys), apprennent des anciens comment devenir un Wati (un homme), et survivre dans le désert. Ils apprennent comment pister et tuer Kuka (les animaux).


Kulpi Waticu, la caverne des hommes. C'est dans cette caverne que les hommes Mala font leurs cérémonies secrètes.
Les Mala venant du nord découvrent cette caverne à la base de Uluru et trouvent que c'est un bon endroit pour faire une cérémonie secrète, Inma. Les  Wintalka qui ne leur aiment pas la tronche conjurent un démon appelé Kurpany qui change de forme continuellement et qui les poursuit en en tue quelques uns. Ceux qui meurent se transforment en pierres. On peut voir ces pierres dans la caverne. Moi j'ai rien vu mais c'est pas important.


La caverne des femmes, Kulpi Minymaku. Elles font la bouffe dans cette caverne et elles l'ont cochonnée, le plafond est noirci et le plancher est plein d'écailles de pinottes.

La caverne des vieux, Tjilpi Pampa Kulpi. Leur job, aux vieux, c'est de surveiller les femmes pour pas qu'elles viennent bousiller les cérémonies secrètes des hommes. Elles ont pas le droit de participer. Moi je pense que les hommes buvaient de la bière et jouaient aux cartes toute la nuit et voulaient pas se faire pogner.

On dirait un crane.


Jetsetz


Je fais la gaffe de vérifier mon courriel le premier soir que nous sommes à Uluru. J'aurais du m'abstenir. J'ai une alerte avec le message qui suit :

URGENT!!! Please CONTACT US ASAP regarding your Virgin Australia flight!!! 2FMHNY.

Serge,
I am not succeeding in reaching you.  I was informed by Virgin Australia that you may have duplicate bookings but one without ticket numbers. Please email me or call me as soon as possible as I'm concerned about your confirmed flights to Cairns the 30th of March.
Contact me asap.
Jetsetz Help Desk.

Voici la réponse que je lui ai envoyée :

Jetsetz Help Desk
I have been in Australia for 3 weeks now. Communications in the desert are not to good.
I don't understand what the problem is with Jetsetz. You cancelled all my bookings and told me to book directly somewhere else. I therefore had nothing to do with your company any more. I booked a new flight from Ayers Rock to Cairns with Virgin through another company but at a different date, the 29th instead of the 30th.
I called Virgin after reading your email and they refused to tell me if I was double booked. They told me only you (Jetsetz) can correct the problem if there is one.
Now tell me, is there really a problem?
I will call Jetsetz tomorrow at 06:00 am local time which will be 01:00 pm for you. Also you should give me a direct phone number to you if it is an emergency so I don't have to suffer through your general message and the waiting line.


Voici toute l'histoire.

Une semaine avant mon départ pour l'Australie, je réserve les billets d'avion pour le voyage de Uluru à Cairns. Le plan est de remettre le char le 30 mars à l'aéroport de Uluru et de sauter sur un avion pour Cairns pour une semaine de plongée.
Ma première tentative de réserver des billets ne fonctionne pas. 24 heures après avoir réservé les deux billets, je reçois un courriel de la compagnie (Jetsetz) qui m'a vendu les billets qui me dit que les réservations sont annulées. C'est la première fois que je vois ça. Pour pas me faire enculer, je les appelle. Le Help Desk de Jetsetz me confirme que le transporteur, Virgin Australia a refusé les réservations. Donc le paiement que j'ai fait est annulé aussi? Il semble que c'est le cas. On me suggère d'essayer de réserver ailleurs, ils ont des problèmes avec Virgin. D'accord.
La même journée un peu plus tard, je décide de faire un changement de plan. Pour éviter la fin de semaine de pâques, nous allons partir une journée plus vite. Donc je  réserve de nouveaux billets par Cheapoair.com pour le 29 mars avec le même transporteur, Virgin. Ça passe comme dans du beurre.
Ça fait maintenant trois semaines que nous sommes en Australie et tout-à-coup Jetsetz me courre après. Il y a un 'problème'  quelque part. J'ai réussi à communiquer avec une personne hier matin par téléphone. Le téléphone gobait les pièces de 2 dollars plus vite que je pouvais les sortir de ma poche. Une conversation de 10 minutes m'a coûté 21$ en pièces. La personne a essayé de me passer les billets que j'avais réservé pour le 30 mars. J'ai refusé, mon hôtel  à Cairns étant déjà réservé pour le 29.
Je suis maintenant assis à l'aéroport de Uluru en attente que le comptoir de Virgin ouvre. J'espère que les billets d'avion dans ma poche que j'ai acheté de Cheapoair ne sont pas du papier à toilette et j'espère que la réservation du 30 et bel et bien cancellée....

Vers Uluru


Voyage de Kings Canyon à Uluru sans évènement marquant. C'est une 'ride' de 360 kilomètres. Il y a un raccourci par une route secondaire non pavée que nous pourrions prendre. Le raccourci nous fait sauver 160 km. Je me suis renseigné avant de partir et on me déconseille fortement de prendre cette 'unsealed road'  avec le véhicule que nous avons. Le type derrière le comptoir me dit que la route est potable pour le premier 10 kilomètres, après les cratères commencent. Nous suivons le conseil.
Le désert défile sous nos yeux encore plus désertique qu'à l'accoutumée. Le ciel est couvert et le thermomètre  du char indique 36 degrés C. Le ciel est nuageux. Si le soleil se pointe, ça va monter dans les 40 degrés et +.
Après 5 heures de route nous arrivons au Ayers Rock Resort, notre destination. Après l'enregistrement, nous faisons une escale à la piscine, histoire de se refroidir les méninges. Il commence à pleuvoir en fin de journée. Il va pleuvoir toute la nuit. Le lendemain il pleut encore. Du jamais vu pour la saison. Au programme, visite de la montagne sacrée des aborigènes, Uluru. Plus tard dans la journée, visite d'une autre montagne sacrée, les Olgas aussi appelé 'The Heads'.

Le désert
Uluru



mercredi 27 mars 2013

Kings Canyon, part two


Dans le coin la chose à ne pas manquer c'est le Kings Canyon.
Le lendemain nous nous levons à la barre du jour. Le canyon est à une dizaine de kilomètres d'où nous sommes. Il faut se rendre aux barrières avant que le soleil se lève et entamer l'ascension le plus rapidement possible pour éviter la fournaise du midi. Passé 09:00h, on ne peu plus pénétrer sur le site, les barrières sont fermées. J'imagine que les responsables du parc se sont tannés de faire évacuer des touristes en détresse par hélicoptère.
Il y a trois circuits possibles. Le premier dure une heure, deux kilomètres et ne monte pas en haut de la faille. Le second dure quatre heures, six kilomètres et fait le tour du canyon. Le troisième dure deux jours. La plupart des visiteurs sont là pour le circuit no. 2.
500 marches fabriquées de pierres inégales cimentées ensembles sont le premier obstacle à vaincre. Nous avons juste le temps de nous rendre au sommet lorsque le soleil perce la ligne d'horizon. Après cela c'est une marche de six kilomètres à monter, descendre des escarpement et des formations rocheuses spectaculaires. Nous avons complété le circuit à 10:25h en sueur et fatigués. Je ne peux pas imaginer faire cela en plein soleil du midi.

Le Kings Canyon
Les 500 marches
Spectaculaire
Soucoupe volante vieille de quelques centaines de millions d'années
Les fourmis humaines

10:25h = L'étampe de mon sac a dos