Je suis assis à l'aéroport de Vancouver. Le trip en Australie tire à sa fin. Dans quelques heures nous serons de retour à Montréal et après ce sera le lac Blanc.
Expédition le long de la Boomerang Coast en partant de Sydney vers le sud jusque dans la région de Melbourne puis en remontant vers le nord jusqu'à Port Augusta pour ensuite se diriger vers le centre rouge 'Red Center'. Déplacement de Uluru à Cairns en avion pour une semaine de plongée sur la grande barrière de corail.
dimanche 7 avril 2013
Vancouver
Je suis assis à l'aéroport de Vancouver. Le trip en Australie tire à sa fin. Dans quelques heures nous serons de retour à Montréal et après ce sera le lac Blanc.
Le M.V. Taka
Voici quelques images du bateau de plongée.
Le Taka a une autonomie de un mois et demi. Passé ce délais il doit rentrer a Cairns pour s'approvisionner en carburant. Pour la bouffe, son autonomie ne dépasse pas les 5 jours avec un équipage de 8 personnes et 30 plongeurs. Il s'y consomme 7000 litres d'eau douce par jour. Le bateau est équipé d'une machine qui peut faire de l'eau douce avec de l'eau de mer. Ils ont un compresseur a membrane qui peut remplir les cylindres avec du Nitrox si requis.
Le M.V. Taka
Le premier pont avec les équipements de plongée
Le carré
Notre cabine
Le troisieme pont du Taka
Bats
La maison des bestioles
Un tapon des bestioles
Des tronches de renard
En voici un qui n'aurait pas du stationner son automobile sous ces arbres
samedi 6 avril 2013
La plongée de nuit
Tout le monde est là à regarder la scène, la bouche grande ouverte et les yeux écarquillés.
Quarante minutes plus tôt.
Ça buche dans la porte, c'est l'heure du breefing, je commence à être habitué. Ça cogne pas, ça buche. Ça buche pour les repas, ça buche pour les breefings, ça buche, ça buche. Ils ne veulent pas repasser deux fois alors ils s'assurent que le message est bien compris. Comme le 'crew' passe à la bouffe seulement après que tous les clients se sont servis, faut pas que ça traîne. Quand c'est au tour de l'équipage, la belle présentation est complètement détruite et en général il n'y a plus rien dans les plateaux.

Tous les plongeurs sont dans le carré pour le breefing, j'ai encore un moment d'hésitation. Je trouve qu'il n'y a rien d'autre à faire que de broyer du noir dans les plongées de nuit. Le type debout au crachoir fait la revue de la signalisation que nous devons utiliser pour une plongée de nuit. C'est très différent des communications utilisées lors d'une plongée de jour. Faut bien, il fait très très noir. Puis il se met à parler de la faune et des rencontres que nous allons faire en dessous. À l'écouter, c'est 'spécial'. Après un moment, j'ai l'impression qu'il se fout de notre gueule. Le jour, ce que l'on voit ce sont les gentils poissons. La nuit, ce sont les méchants prédateurs qui sortent et les gentils se cachent. Il faut surveiller et faire attention aux requins 'Grey Reef' et 'White tip', aux 'Giant Queensland Groupers' et à une autre bonne demi-douzaine d'espèces exotiques et agressives. Il nous dit que lorsque le faisceau de la lampe sous-marine va éclairer des petits poissons, des 'Giant Travally' vont surgir de nulle part et foncer dans le tas. Faut faire gaffe de pas être 'dans le tas'.
Nulle part, ça veut dire venant du haut, du bas, d'entre les plongeurs et même d'entre les jambes des plongeurs. Les Travally ressemblent à de gros thons argentés mais avec la face aplatie. Ils se déplacent très vite.
Bon, j'y vais, j'y vais pas, j'y vais pas, j'y vais? Finalement je décide d'y aller.
Le topo terminé, tout le monde sort dehors. Il y a un tapon de non plongeurs agglutinés à l'arrière du bateau. Je sais pas ce qui se passe. Je vais voir. Ils ont allumé deux gros spots qui éclairent la plateforme de plongée. La scène est incroyable. Peut-être une centaine de poissons nagent tout près de la surface dans les faisceaux des lumières. Ils s'entrecroisent, s'entrechoquent. Il y a une bonne demi-douzaine de requins. Chaque fois qu'un poisson saute hors de l'eau, les requins se précipitent dans un bouillon d'écume qui cache ce qui se passe et lorsque la mousse se dissipe, la danse recommence. Red Bass, Groupers, Travally, requins, ils sont tous là. Les plongeurs se lancent des regards obliques. Pour pas avoir l'air d'une couille molle, on va finir par tous y aller. Avant de sauter, le contrôleur me passe une lampe de poche au bras droit et je lui dit que si je me fait bouffer, je vais revenir pour le puncher.
La plateforme à l'arrière du navire n'est jamais utilisée pour la mise à l'eau. Nous sautons toujours par une porte sur le côté tribord à partir du deuxième pont située à une trentaine de pieds de l'arrière. C'est aussi bien comme ça, j'aurais pas aimé entrer à l'eau par l'arrière. Le plus loin possile de la plateforme me semble préférable. C'est un classique saut d'arrêt d'une hauteur d'approximativement six pieds. Une paire de plongeuses casse la glace et j'emboîte le pas avec mon partenaire.
Et bien, ce fut une expérience mémorable. Tout ce que j'avais pris pour de la bullshit pendant le breefing du divemaster c'est avéré être vrai. Je ne me suis pas fait bouffer et moi, quelques requins et autres prédateurs avons eu l'occasion de nous évaluer mutuellement de très près. J'ai aussi senti plusieurs fois quelque chose me frôler sans pouvoir identifier de quoi il s'agissait. Définitivement une expérience mémorable.
J'y suis même retourné le lendemain.
La plateforme de plongée
La plateforme durant le jour
Cette photo ne rend pas justice à la scène d'une centaine de poissons autour de la plateforme, mais on devine...
Un plongeur qui saute du 2e pont sur tribord
On s'équipe pour la prochaine plongée
En plongée
Le Sea Quest
Je n'ai jamais vu un pareil capharnaüm sur un bateau de plongée.
Ce matin, en attendant le bus qui devait nous amener à la navette maritime je n'avais pas anticipé que nous nous retrouverions dans un tel bordel. Le Sea Quest est un catamaran moderne qui peut accueillir une trentaine de plongeurs confortablement. De plus comme il s'agit d'une navette rapide, c'est ce bateau qui transporte les plongeurs qui ont pris un séjour prolongé en mer sur le M.V. Taka. Il faut une heure et demi à cette navette qui file à un bon trente noeuds pour se rendre au 'Outer Barrier Reef'.
Ce que nous ne savions pas c'est que ce bateau avait à son bord une centaine de plongeurs et snorkleurs qui partaient pour une excursion d'un jour sur le récif. Le chaos total. Nous sommes embarqués sur ce bateau avec nos grosses valises qui ont été empilées dans un coin avec une montage de sac-à-dos.
Notre forfait inclus onze plongées. Surprise, une des plongées de la journée doit être faite sur ce bateau. Les costumes de bain sont enterrés dans les valises sous la montagne de sac-à-dos. Les reste des passagers sont déjà en costume de bain. De toute évidence ils ont eu un meilleur 'briefing' que nous.
Je passe au travers du briefing pour la plongée, de la composition des équipes, de trouver le 'divemaster' pour notre groupe, d'essayer le matériel de plongée et finalement je suis à l'eau. Plongée sans rien de bien impressionnant. Visibilité de 25 à 30 pieds, palmes trop grandes que je risque de perdre à tout moment, compensateur qui se gonfle tout seul. Je suis pas impressionné du tout.
Retour à bord. C'est l'heure du lunch qui est inclus. File indienne de un kilomètre de long pour se rendre à la bouffe. La bouffe est OK.
Vers 13:00h un gros bateau apparaît à l'horizon, c'est le M.V. Taka. Il s'approche lentement du Sea Quest et s'accroche à un mooring près du récif. Notre catamaran lève l'ancre et vient se mettre à l'épaule du Taka. Transbordement d'une partie de sa cargaison humaine terminé, il se décroche et disparaît avec nous à bord. On nous assigne des cabines. À peine le temps de dézipper le sac à dos que ça buche dans la porte de la cabine. Briefing de plongée dans cinq minutes dans le carré.
Vlan, vlan et vlan, trois plongées en une demi journée dont une de nuit, celle là spectaculaire.
Le Sea Quest
Le Sea Quest a l'abordage du M.V. Kata
Le transfert des passagers sur le Taka
mardi 2 avril 2013
lundi 1 avril 2013
La forêt pluviale de Daintree
Le cadran sonne à 0600h dans le conap, il fait encore nuit dehors. La douche, le ti-dèj puis nous allons attendre notre transport dehors.
Le véhicule spécialement modifié pour le genre de piste que nous allons faire prend la direction nord. Arrivé à la rivière Daintree nous changeons le 4x4 pour un bateau à fond plat qui nous promène sur la rivière pendant une heure, histoire d'admirer quelques crocodiles d'eau douce, les mangroves qui les abritent et autres curiosités du coin. Le trip terminé nous retrouvons le 4x4 qui est venu nous attendre au point de rencontre désigné. Le véhicule fait l'ascension du 'Alexandra Range' pour finalement pénétrer dans la forêt tropicale.
Entretemps, nous avons droit à un discours du guide sur tout ce qui peut tuer un touriste en Australie. Ça dure un bon vingt minutes pour se terminer par quelques statistiques dont voici la plus importante selon lui, seulement 8 touristes meurent en moyenne par année en Australie depuis 1979. En prenant connaissance de ce chiffre il nous dit qu'il a été très surpris, il s'attendait à un chiffre comme 150 et 200. Et toujours selon le guide, cela est du uniquement parce qu'ils ont fait quelque chose de stupide comme essayer de nourrir un requin tigre ou encore essayer d'attraper un serpent 'Copper Head', espèce dont il n'existe aucun anti-venim.
Nous sommes arrivés, tout le monde débarque et c'est parti pour une promenade en forêt pluviale. La 'canopy' est tellement épaisse qu'on ne vois presque pas le ciel. Lorsque le pays a été investi par les nouveaux arrivants, nombreux sont ceux qui se sont perdus dans ces forêts parce qu'il était presque impossible de s'orienter sans voir le ciel.
Araignées grosse comme la main, lianes qui s'accrochent après la peau et la déchire si vous persistez à vouloir continuer à avancer, feuilles coupantes comme des lames de rasoir, tics rouges géants et j'en passe. Promenade des plus intéressante s'il en est une et ne soyez pas inquiet, personne n'est mort.
De retour au véhicule, c'est direction BBQ. Il faut savoir qu'en Australie, le BBQ est une véritable institution. Il n'y a pas un seul parc dans le pays qui n'est pas équipé de ces BBQ électriques. Et attention, c'est gratos. Il suffit d'appuyer sur un gros bouton rouge et ça démarre, le tout aux frais de l'État. Pour le lunch, tout le monde a droit à un bon gros steak australien d'un pouce d'épaisseur. Tant pis pour les végétariens.
De retour au véhicule nous roulons un autre 14 km passé Cap Tribulation sur la piste Bloomfield. C'est une piste pour 4x4. Si vous continuez avec votre auto, vos assurances ne vous couvrent plus. L'objectif est Emmagen Creek. Au milieu de la forêt une petite rivière avec des cuvettes assez profondes pour pouvoir se baigner. Qu'est ce qui arrive, on se baiiiiigne!
Enfin, quelques braves seulement parce qu'il y a une affiche qui dit que vos assurances ne vous couvrent pas si vous êtes attaqué par un crocodile. C'est pas tout, si vous vous faite mordre et que vous vous défendez et blessez l'animal, c'est une amande de 26,000$. C'est une espece protégée, tiens le toi pour dit.
Ça se termine par une dégustation de fruits tropicaux dont je ne pourrais même pas donner le nom.
Une belle journée.
Un croco d'eau douce sur la Daintree
Un bout de la Daintree
Bébé croco
La 'canopy'
Elle est grosse comme ma main, dans la bécosse des gars
Cairns
Bon, les billets d'avion étaient bon. On peut toujours se fier à Cheapoair.com.
Le voyage a été long, Uluru à Sydney, Sydney à Brisbane et Brisbane à Cairns. Arrivé à l'aéroport de Cairns à 22:00h, nous débarquons sur la piste et c'est le classique coup de point au corps en passant de l'avion climatisé à la chaleur et l'humidité d'un climat tropical. Nous nous sommes déplacés vers le nord est et nous nous trouvons maintenant tout près de l'équateur toujours dans l'hémisphère sud sur le bord du Pacifique.
On sèche pendant une heure à attendre la navette qui doit nous amener au YHA. L'aéroport est vide. Elle se pointe finalement. Le chauffeur charge les valises dans la remorque fermée que l'autobus traîne et part... les portes de la remorque ouvertes. Tout le monde dans l'autobus se regarde mais personne ne dit rien. Je gueule. Il arrête et va fermer les portes. Finalement il nous débarque à 23:45h à la porte du Cairns Central YHA. C'est barré, nous savions qu'ils mettent la clé dans la porte à 22:00h. Sonne, sonne, sonne et finalement le gérant de nuit (nous sommes chanceux, il y a un gérant de nuit dans celle çi) vient débarrer. Tout est fermé autour. C'est vendredi de Pâques et les bars sont fermés toute la journée. J'aurais bien pris une petite bière mais ça ne va ouvrir qu'à minuit. On va se coucher.
Le lendemain on part explorer la ville. Je suis impressionné par cette ville. Ce n'est pas une grosse ville mais l'effort qui a été fait pour la rendre plaisante est impressionnant. Directement sur le bord de la mer, le 'boardwalk' fait dans les trois kilomètres. Il est construit tout en teck, en stainless et en béton. Au début du siècle, ils ont détruit leur belle plage en draguant un chenal pour faire entrer les gros navires dans leur petit port. Ils ont dragué pendant 23 ans et la conséquence est que leur plage de sable s'est transformée en plage de bouette. Qu'à cela ne tienne, pour compenser la perte de la plage, il ont construit une piscine géante directement sur le bord de la mer avec des cabines pour se changer et tout le tralala. Tout le centre de la ville est truffé d'hôtels, de bars, de restaurants et de commerces de toute sortes. Il y a une terrasse à tous les trente pieds, des Backpackers Hostels partout, des agences qui vendent des expéditions sur la Grande Barrière de Corail et en forêt pluviale, un Yatch Club d'environs 200 places, une centaine moorings occupés et j'en passe. Une vraie belle petite ville.
Demain nous partons en expédition en forêt pluviale dans un véhicule 4x4.
Le voyage a été long, Uluru à Sydney, Sydney à Brisbane et Brisbane à Cairns. Arrivé à l'aéroport de Cairns à 22:00h, nous débarquons sur la piste et c'est le classique coup de point au corps en passant de l'avion climatisé à la chaleur et l'humidité d'un climat tropical. Nous nous sommes déplacés vers le nord est et nous nous trouvons maintenant tout près de l'équateur toujours dans l'hémisphère sud sur le bord du Pacifique.
On sèche pendant une heure à attendre la navette qui doit nous amener au YHA. L'aéroport est vide. Elle se pointe finalement. Le chauffeur charge les valises dans la remorque fermée que l'autobus traîne et part... les portes de la remorque ouvertes. Tout le monde dans l'autobus se regarde mais personne ne dit rien. Je gueule. Il arrête et va fermer les portes. Finalement il nous débarque à 23:45h à la porte du Cairns Central YHA. C'est barré, nous savions qu'ils mettent la clé dans la porte à 22:00h. Sonne, sonne, sonne et finalement le gérant de nuit (nous sommes chanceux, il y a un gérant de nuit dans celle çi) vient débarrer. Tout est fermé autour. C'est vendredi de Pâques et les bars sont fermés toute la journée. J'aurais bien pris une petite bière mais ça ne va ouvrir qu'à minuit. On va se coucher.
Le lendemain on part explorer la ville. Je suis impressionné par cette ville. Ce n'est pas une grosse ville mais l'effort qui a été fait pour la rendre plaisante est impressionnant. Directement sur le bord de la mer, le 'boardwalk' fait dans les trois kilomètres. Il est construit tout en teck, en stainless et en béton. Au début du siècle, ils ont détruit leur belle plage en draguant un chenal pour faire entrer les gros navires dans leur petit port. Ils ont dragué pendant 23 ans et la conséquence est que leur plage de sable s'est transformée en plage de bouette. Qu'à cela ne tienne, pour compenser la perte de la plage, il ont construit une piscine géante directement sur le bord de la mer avec des cabines pour se changer et tout le tralala. Tout le centre de la ville est truffé d'hôtels, de bars, de restaurants et de commerces de toute sortes. Il y a une terrasse à tous les trente pieds, des Backpackers Hostels partout, des agences qui vendent des expéditions sur la Grande Barrière de Corail et en forêt pluviale, un Yatch Club d'environs 200 places, une centaine moorings occupés et j'en passe. Une vraie belle petite ville.
Demain nous partons en expédition en forêt pluviale dans un véhicule 4x4.
Le 'boardwalk'
La piscine
Un boardwalk interminable
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